À force de vouloir produire, j’ai oublié de créer
- Coralie Tirail
- 28 mai 2025
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 9 heures
Ce soir-là, j’ai eu une fulgurance .
Celle qui traverse d’un coup, comme un reflet dans une vitre qu’on regarde sans s’y attendre.
J’ai compris que je n’étais plus en train de créer.J’étais en train de produire.Et pire encore… de produire pour plaire.
À force de chercher l’abonné, le like, la validation extérieure, j’ai commencé à m’éloigner de moi.De ce que je ressens. De ce qui me traverse vraiment.De cette vibration-là, celle qui me donne envie de prendre un pinceau. Pas un plan marketing.
J’étais passée du souffle à la stratégie.Et je ne m’en étais même pas rendu compte.
Je peins parce que j’en ai besoin.Parce que ça me parle de moi,parce que ça m’apaise, ça m’ouvre, ça me relie.Pas parce qu’il faut poster trois fois par semaine.
Je veux devenir artiste, oui.Mais pas à n’importe quel prix.Et sûrement pas au prix de ma vérité.
Il m’a fallu ces semaines à Madagascar,ces silences, ce vent dans les cheveux,pour retrouver le fil.
Et ce fil, ce n’est pas une stratégie.C’est une intuition.Un murmure interne.Une émotion floue qui me dit “c’est maintenant”.
Alors j’ai décidé de ralentir.De revenir à un rythme qui m’apaise, qui respecte mon énergie.De peindre quand la création m’appelle, pas quand l’algorithme clignote rouge.
Je ne quitte pas tout.Je change de fréquence.
Je crée un espace plus doux, ici.Un lieu pour déposer mes mots, mes toiles, mes éclats d’âme.Un lieu pour rester connectée, autrement.
Si tu veux rester en lien avec moi, à mon rythme — tu peux t’abonner à ma Lettre d’Élan.Une fois par mois, pas plus.Un souffle, une image, une émotion.

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